tao blog: pour le feng shui et la philosophie taoïste

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Etudes et Yi Jing

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Dans la série des articles « rentrée des classes et retour sur les bancs d’école », je demande le Yi Jing !

Il peut être assez incongru de rechercher les hexagrammes qui ont trait à l’étude et à l’apprentissage dans la mesure où le Yi Jing EST tout entier livre d’études et hexagrammes d’apprentissages. C’est une façon d’aborder le monde propre au taoïsme : tout est matière à apprendre. C’est un peu comme si on demandait à un chef cuisinier s’il avait une recette d’un plat qu’on puisse manger…

 

Les grands hexagrammes d’étude

 

Mais nous sommes dans une société où nous abordons les apprentissages sous l’angle scolaire, et nous pouvons tout de même observer qu’il existe deux grands hexagrammes des études.

 

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4 : la folie juvénile. C’est le grand hexagramme de l’apprentissage ! Le jeune fou, c’est celui qui a beaucoup d’énergie et de vitalité, mais qu’il faut canaliser. Ce n’est pas le moment de vouloir tout changer et faire la révolution quand on apprend. Au contraire, c’est le moment d’écouter les personnes qui peuvent nous guider, nous aider à grandir. Dans la tradition taoïste (et dans toutes d’ailleurs, même si on a tendance à le minimiser aujourd’hui), l’étudiant apprend par le biais d’un maître, D’une vraie personne avec qui il se tisse des liens étroits. On le voit bien en primaire : les enfants ont un respect et un attachement particuliers à leur enseignant. Et plus tard, au collège, certains enseignants vont leur faire aimer (ou parfois hélas détester) un domaine. D’ailleurs de plus en plus de spécialistes de l’enfance et de psychiatres  soulignent la minimisation de ce rapport priviliégié nécessaire (pour exemple, lisez cet article de Boris Cirulnik)

Bien-sur, les liens entre l’apprenant et le transmetteur ne sont pas toujours idylliques, ils peuvent même être chaotiques, opposants, mais c’est aussi ces confrontations et cet aspect émotionnel qui permettent à l’apprenant de mieux expérimenter et de mieux mémoriser (par ailleurs le « maître » continue ainsi à apprendre lui aussi)

Et l’objectif de cet apprentissage est qu’au final, l’élève dépasse le maître. C’est ainsi que le maître peut reconnaître sa vraie valeur.

 

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58 : la joyeuse communication. Nous ne sommes pas du tout dans le même type d’énergie. Ici, c’est le partage qui est la clé de la transmission. Le partage ET la joie de partager. L’apprentissage se fait non pas de manière descendante, mais plutôt dans une ambiance décontractée, par la parole et l’expérimentation. Il y a davantage d’échanges de groupes, plutôt qu’une relation entre un maître et un élève. Tout à fait en vogue, ce qui prime, ce sont le plaisir, les ateliers et l’oral. D’apparence certainement moins « productif » ou « studieux » que le précédent, il est cependant tout aussi efficace : il est aujourd’hui démontré qu’on apprend mieux en étant dans un état d’esprit ouvert, serein, joyeux. Il faut simplement veiller dans cet hexagramme à ce que le plaisir ne fasse pas perdre de vue l’objectif de la formation. L’effet groupe peut amener beaucoup de dispersion.

 

 

Finalement, l’idéal, c’est que le maître de l’hexagramme 4 soit capable d’animer sa classe en mode 58 !

 

Les autres hexagrammes… pour comprendre comment on apprend

 

Cette liste n’étant pas exhaustive, je vous propose encore l’exemple de l’hexagramme 3 : « la difficulté initiale ». Cela pourrait correspondre à des enfants non conformes aux attendus du système scolaire. C’est un peu comme s’ils étaient projetés dans un univers nouveau, étrange, dont les codes et les règles leur échappent. Ils ont besoin d’être accompagnés, davantage que les autres, car tout leur parait si … bizarre! Voire même incompréhensible.

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Comme je l’ai déjà dit en introduction, absolument tous les hexagrammes peuvent nous enseigner quelque chose, et même ils peuvent nous apprendre quelque chose sur notre façon d’apprendre.

 

Je ne vais pas tous les lister mais en voici quelques uns qui me viennent à l’esprit :

  • 7 : l’armée parle de besoin d’organisation, sans cela il y a risque de perdre la bataille.
  • 9  le pouvoir d’apprivoisement du petit :tout grand artiste commence par des gammes, tout grand sportif commence par un entraînement ; l’apprentissage est une succession de petits pas et de persévérance.
  • 10 la marche du tigre : il y a du stress et beaucoup d’énergie et pour en tirer le meilleur, il faut de la méthode et du conformisme.
  • 16 : l’enthousiasme n’apprend pas dans un repli d’ermite mais a besoin d’exaltation extérieure et de musique.
  • 40 : la délivrance avance en faisant des pauses. Il faut respecter ces temps d’inactivité, de délaissement des études.
  • 62 la prépondérance du petit ne doit pas être trop ambitieux. Une étape à la fois, avec de petits objectifs réalistes et terre-à-terre.
  • 14 : le grand avoir à l’inverse est ambitieux et prometteur mais il est aussi exigeant car l’investissement en temps, en énergie, voire même d’argent est important. Mais le résultat est à la hauteur.

 

En conclusion

On peut cerner ses besoins pour une période d’études donnée par le Yi Jing. On peut aussi cerner les besoins de son enfant pour l’accompagner dans sa scolarité.

Il n'y a cependant aucun hexagramme qui dit que l'apprentissage se fait assis et dans les livres. Ils passent tous par des méthodes différentes mais aussi par une confrontation à l'autre, à soi, à la réalité.



30/08/2016
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